ROMEO ET JULIETTE … l’avenir est à construire

C8_6SKLXUAAg0FQ.jpg-large

Le hasard fait parfois bien les choses : en programmant son Romeo et Juliette créé en 2009, Charles Jude, directeur du Ballet de l’Opéra de Bordeaux depuis plus de 20 ans n’imaginait sûrement pas que ce serait avec le plus personnel de ses ballets montés pour la compagnie que se terminerait son mandat passionné. Poliment conduit vers une retraite anticipée par une direction générale dont les intentions envers la danse semblent aussi franches qu’une accolade de Tartuffe, ses fonctions se sont en effet arrêtées lors de la première de cette belle série. Le hasard fait souvent bien les choses … cette série a permis de montrer comment après une période un peu bancale suite aux départs de certains piliers il y a quelques années, la compagnie sous l’impulsion de son directeur a su retrouver des solistes et un corps de ballet capables de défendre dignement son rang parmi les rares compagnies à pouvoir proposer ce genre de répertoire dans des productions de qualité.  Lire la suite « ROMEO ET JULIETTE … l’avenir est à construire »

Publicités

4 TENDANCES … la preuve par 4 qu’ils sont incontournables !

Naharin_by-Vincent-Bengold-E3149

Le milieu de la saison est le traditionnel rendez vous du Ballet de l’Opéra de Bordeaux et de la danse contemporaine. Cet épisode où la compagnie se confronte à un langage chorégraphique autre que la forme académique et classique qu’elle défend avec brio est toujours l’occasion de voir certaines individualités se détacher du groupe, être mises en avant et sortir de l’uniformité parfaite et recherchée du troupeau de cygnes ou de la bande de jeunes et joyeux villageois ou gentilshommes. 4 Tendances est aussi l’occasion pour le public bordelais d’assister à des créations ou des entrées au répertoire de pièces de chorégraphes d’aujourd’hui et pour les danseurs de construire ces pièces directement à partir du matériau que leur propose un créateur bien vivant ! De ce fait, cet incontournable de la saison depuis maintenant 6 ans est particulièrement intéressant à suivre car il capte l’énergie de la compagnie et condense le talent des uns, en révèle d’autres plus à l’aise dans un univers plus contemporain ; dans tous les cas montre le potentiel de création et d’interprétation de la compagnie … une sorte de bilan de santé annuel ! Lire la suite « 4 TENDANCES … la preuve par 4 qu’ils sont incontournables ! »

Grève du Ballet de l’Opéra de Bordeaux

17621786_10150782058974950_2630294020674794143_o

Ce jeudi 30 mars 2017, le Ballet de l’opéra de Bordeaux a choisi de ne pas assurer la représentation de la Première de Quatre Tendances, leur rendez vous annuel avec la danse « contemporaine » (s’il faut encore classer les types de danses) . Quatre talentueux chorégraphes, actuels et donc en pleine immersion avec le monde dans lequel nous vivons, et non pas sortis d’un musée poussiéreux comme on veut nous le faire croire quand on nous parle de ballet, ont fait travailler pendant de longues semaines ces artistes pour présenter 2 créations, une re-création et la reprise d’un ballet emblématique de ces dernières années. Et pourtant, pour défendre leurs contrats malmenés par une direction et une politique culturelle obtuses, ils ont choisi de renoncer ce soir à présenter le fruit de leur travail, de leur souffrance physique, de leur investissement émotionnel et personnel, d’une certaine forme d’abnégation de leur vie privée pour défendre leurs droits, leur carrière, leur place dans la vie culturelle française. Lire la suite « Grève du Ballet de l’Opéra de Bordeaux »

Le Bourgeois qui n’était pas gentilhomme

2048x1536-fit_bordeaux-20-septembre-2011-les-coulisses-de-l-opera-au-grand-theatre-de-bordeaux-les-costumieres

« Depuis un certain nombre d’années, les artistes se sont embourgeoisés dans leurs institutions culturelles «  … ces propos, sortant, de la bouche d’une personne n’ayant aucun rapport direct le milieu artistique et assez peu de neurones pour réfléchir à ce qu’il y a en amont de deux heures de spectacle auraient pu tomber aux oubliettes … sortis, selon certains auditeurs présents à cette conférence sur les politiques culturelles, de la bouche de l’ administrateur général d’un Opéra National chargé d’épauler un directeur surement jugé trop artiste pour faire ce job administratif tout seul, fait en revanche grincer des dents … surtout en plein vent de colère dans ledit Opéra National.

« Embourgeoisés » dites vous … entendez vous par là monsieur Lombardie qu’ils se la coulent douce en profitant oisivement de la manne ô combien prolifique qui se déverse on le sait bien dans le monde culturel français ? entendez vous monsieur Lombardie qu’ils sont oisifs ces artistes qui on le sait aussi bénéficient d’un statut de fonctionnaire et peuvent rester à vie dans l’institution qui les emploient ? entendez vous monsieur Lombardie qu’ils ne donnent rien en échange du salaire surement gras et écoeurant qui leur tombe tous les mois dans la pitance ? Lire la suite « Le Bourgeois qui n’était pas gentilhomme »

Même la Russie bolchévique n’avait pas osé dire çà …

grand-theatre-de-bordeaux-2_1000x450

Le Ballet de l’Opéra de Bordeaux est en pleine représentation de Coppélia dans la version de son directeur Charles Jude. La compagnie s’y illustre avec une rare perfection ainsi qu’une envie de danser et une joie communicatives à en juger par les sourires des spectateurs à la sortie et l’enthousiasme lors des saluts. Et pourtant sous les sourires et les strass couve un grave problème : Sept (certains parlent de dix) postes de danseurs du ballet seront gelés (comprendre non renouvelés) l’année prochaine amputant la compagnie d’un effectif non négligeable. La cause est bien évidemment financière : « nous n’avons pas les moyens de maintenir un effectif de 39 danseurs » déclare dans le quotidien SUD OUEST le conseil d’administration de la régie personnalisée de l’Opéra de Bordeaux. Lire la suite « Même la Russie bolchévique n’avait pas osé dire çà … »

Coppelia …on était trop sérieux il y a 17 ans

15631517_1887242631510623_814793625_o

Déjà 17 ans que Charles Jude a monté son Coppélia pour le Ballet de l’Opéra de Bordeaux. A l’époque, seul le côté kitsch et l’américanisation du propos flirtant ouvertement avec la comédie musicale, l’univers des cartoons et la magie à trois francs six sous m’avait marqué … et de là, ce ballet ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Le revoir régulièrement programmé n’était pas franchement source d’excitation balletomaniaque … et cette saison, son annonce pour Noel m’a paru être un rendez vous moins pire qu’une trois cent soixante quinzième dose de Casse Noisette mais bon … et puis …LA surprise !! Le Ballet de l’Opéra de Bordeaux connait depuis quelques années déjà une fructueuse phase de renouvellement et possède dans ses rangs des talents prometteurs dont certains ont déjà atteint le firmament de la hiérarchie comme la délicieuse Sara Renda qui réalise sa première saison en tant qu’Etoile du Ballet. Si le sommet de la pyramide va devoir rapidement être étoffé pour retrouver une parité homme/femme , le corps de ballet dont dispose la compagnie est à son apogée depuis l’an dernier, où une réelle maturité a pu être à maintes reprises constatée. Des « partenariats » particulièrement équilibrés se sont créés, une parfaite unité de style préservant malgré tout les particularités de chacun a su se mettre en place et une cohésion efficace et sympathique s’est installée. Et tout cela se ressent dans cette reprise de Coppélia qui devient un ballet qui ne frappe plus par son côté kitsch mais bien par sa vitalité, son humour et une sacrée dose de bonne humeur !

Lire la suite « Coppelia …on était trop sérieux il y a 17 ans »