UN CAFE AVEC … César Morgiewicz

Silhouette élancée, chaloupée et discrète, son sac de piscine en bandoulière, c’est ainsi que César Morgiewicz me rejoint. Il a 25 ans et s’est enfui de Sciences-po en 2019 : c’est pas moi qui l’invente, c’est écrit sur la quatrième de couverture de son premier roman. S’évader de Sciences-po, c’est pas non plus s’exfiltrer d’Alcatraz me direz-vous, mais quand vous sortez de Saint-Germain-des-Prés et qu’un parcours presque tout tracé vous y a conduit, cela relève selon moi d’un acte libératoire tout aussi courageux et salvateur.

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Un café avec … François Alu & Samuel Murez

Pour une fois, je déroge à la règle (mais la transgression est un fil rouge pour Samuel Murez et Francois Alu) : ce n’est pas autour d’un café mais dans un théâtre que je rencontre ces deux enfants terribles et particulièrement bavards.

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Un café avec … Anne Kessler !

Adoubée. Rien ne prédisposait Anne Kessler à devenir actrice. En même temps, peut-on être prédestiné à devenir artiste ? Petite, elle avait bien senti que « mettre en scène ses cousins et demander aux anciens de venir voir leur travail » lui procurait un certain plaisir. Mais il y a toujours un pas de géant entre se dire « cela me plait » ou « ce regard bienveillant de la famille est agréable » et surmonter l’impression que cette sensation ne fait pas le poids face à l’ombre des stars qui entrent dans les foyers par la télévision ou les journaux.

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Un café avec … Paul Marque

Ce fut une évidence lorsqu’à peine engagé dans la compagnie, il me donna une claque magistrale dans Aunis de Jacques Garnier, au cours de la soirée d’adieux de Brigitte Lefevre en 2014. Son parcours fulgurant confirma qu’il deviendrait rapidement incontournable sur la scène de l’Opéra de Paris. Ses prises de rôles exemplaires dans Onéguine (Lenski), Don Quichotte (Basilio), La Fille mal gardée (Colas) ou Le Lac de Cygnes (Siegfried) rendirent la chose inévitable. Paul Marque, aujourd’hui âgé de 23 ans, est de ces danseurs qui ont ce « truc » en plus, cette aptitude innée à donner vie au mouvement pour l’amener au delà du simple effet décoratif. Il a été nommé Etoile du Ballet de l’Opéra National de Paris dans des conditions un peu singulières (à l’issue d’une représentation à huis clos diffusée en streaming) le 13 décembre 2020. Quelques jours après cet évènement, et toujours dans cette ambiance très 2020, c’est à distance qu’il nous reçoit, son chat sur les genoux, pour un « café virtuel » ; l’occasion de constater une nouvelle fois le côté « force tranquille » de ce jeune homme à la tête froide, véritable maitre en matière de prendre les choses comme elles viennent.

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Un café avec … Axel Magliano

Depuis deux saisons, Axel Magliano est mis en avant par la direction de la danse du Ballet National de l’Opéra de Paris. Que ce soit dans La Fille Mal Gardée (lire >> ici) ou dans le Lac des Cygnes (lire >> ici), ses interprétations d’Alain ou de Rothbart ont marqué  par la singulière et prometteuse « maturité » artistique de ce jeune danseur de 23 ans. Occupant actuellement le grade de Sujet dans la très hiérarchisée compagnie parisienne, il était programmé dans Raymonda et ses débuts en Abderam était très attendus. Des impératifs sociaux en ont hélas décidé autrement … Raison de plus pour essayer d’en savoir davantage sur ce danseur atypique en regard des danseurs sortant du moule « Opéra de Paris« . Solide gaillard dans une lignée faite de profils plutôt longilignes, tête brulée/cœur à vif au milieu d’une couvée de princes plus introvertis et rêveurs, Axel Magliano s’est engagé à relever le défi d’analyser et mettre à profit ses expériences personnelles et intimes au service de la construction de sa personnalité artistique. C’est ainsi avec une idée très précise de pourquoi, chaque jour, il va à la barre et, plus important encore, de pourquoi il monte sur scène qu’il construit sa carrière et gravit les échelons. C’est à la sortie du palais Garnier que nous l’avons retrouvé, le regard déterminé, princier dans son manteau brodé de têtes de mort et de guitares électriques. Poursuivre la lecture de « Un café avec … Axel Magliano »