Giselle comme vous ne l’avez jamais entendue

 

Yuri Fyodorovich Fai(y)er fut le chef d’orchestre attitré du ballet du Bolchoi pendant 40 ans (1923-1963) , autant dire que la direction de ballet il connait çà ! Dansomanie a déniché cet enregistrement de Giselle qui contient tout ce que maintes explications de texte ne pourraient pas verbaliser…

7173GBg+OFL._SY355_De l’ouverture où l’on redécouvre une harpe, à la scène de la folie où la musique donne toutes les respirations à la ballerine et illustre à merveille la brisure qui se passe dans la tête de la jeune paysanne , en passant par une réhabilitation musicale du rôle essentiel d’Hilarion dont la pantomime est souvent bâclée sur des tempi de grand prix de formule 1 et un acte 2 complètement irréel à vous donner la chair de poule rien qu’à l’écoute cette version devrait être distribuée à tous les jeunes chefs de ballet et autres lauréats de conservatoire osant s’aventurer dans la forêt de Giselle, le soir à la tombée de la nuit …
Il existe a priori d’autres enregistrements de ce chef, ami de Prokofiev : Cendrillon, Raymonda, Don Quichotte, Coppelia, et une suite du Lac des Cygnes … courrons les dénicher
Et merci à Dansomanie pour cette découverte

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Surréaliste voyage

La plus inattendue des rencontres musicales

Comment en plein mois de février, par une noire et tempêtueuse soirée, trois talentueux musiciens baroques peuvent-ils se retrouver, dans une salle des fêtes devant un parterre attentif de 30/40 personnes dont quelques enfants (fait assez rare pour être signalé) ? surement grâce à la passion dont ils feront preuve durant tout le concert ; celle la même qui durant les dernières 24 Heures avait conduit ces membres de l’Ensemble Baroque Atlantique dans les lycées et écoles primaires du secteur pour sensibiliser leur futur public à la musique qu’ils défendent et pour montrer que l’on peut être jeune et jouer d’un instrument aussi étrange que le clavecin ou la viole de gambe. Pour montrer aussi que des compositeurs dont le seul nom aurait tendance faire fuir tant ils évoquent l’ennui, peuvent être aussi bouleversant que la dernière ballade en vogue sur Deezer. 

Comment en plein mois de février, par une noire et tempêtueuse soirée, je me suis retrouvé avec 30/40 personnes dans une salle des fêtes devant trois musiciens baroques ? Par le plus grand des hasards et la plus étonnante des rencontres car la publicité pour cet évènement a été totalement absente …par une certaine passion aussi,  pour les choses du passé, moi qui suis persuadé que le clavecin (un peu moins fan de la viole de gambe) est un instrument capable de véhiculer de belles émotions et que les noms de Bach ou Buxtehude n’ont rien d’effrayants ni de soporifiques loin de là  Lire la suite « Surréaliste voyage »