GALLEN KALLELA … Mythes et Nature

En cette période pré-estivale et après une période de mise en suspens des possibilités des voyages lointains, l’appel des grands espaces se fait sentir. Pour décupler l’envie, se donner des idées de destinations ou tout simplement voyager dans sa tête, Paris propose en ce moment quelques expositions permettant d’explorer différents territoires mal connus ou retirés : après l’Egypte ancienne et les rois de Napatas issus des frontières du Soudan au Musée du Louvre, c’est en Finlande que nous partons grâce au Musée Jacquemart-André avec pour guide le personnage passionnant d’Akseli Gallen-Kallela.

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PHARAON DES DEUX TERRES … il n’y a pas que Ramses et Toutânkhamon !

S’éloignant des « pharaons super-stars », le Musée du Louvre propose avec Pharaon des deux terres, l’épopée africaine des rois de Napata, une exposition sur un épisode passionnant et assez méconnu de l’histoire de l’Egypte pharaonique. Un petit pas dans ces millénaires d’histoire, puisque la période concernée ne dura guère plus de cent ans (entre 714 et 660 av JC), mais un grand pas dans la compréhension de l’histoire de cette partie du Soudan jadis nommé pays de Kouch à la lumière des importantes découvertes faites il y a une dizaine d’année.

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La Collection Morozov, Icônes de l’Art Moderne

Morozov … si le nom vous évoque un espion du KGB, ennemi attitré du plus britannique des agents secrets de la Reine, vous faites fausse route ; Ivan et Mikhaïl sont bien moscovites, mais beaucoup plus pacifiques. Ils sont en tout cas les piliers de l’une des collections d’Art moderne les plus prestigieuses du monde, qui, pour la première fois, quitte le sol russe pour venir quelques mois à la Fondation Louis Vuitton, au prix de nombreuses tractations entre Emmanuel Macron, Bernard Arnault et Vladimir Poutine.

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Ouverture … ou l’excellente porte d’entrée dans l’Art Contemporain

L’attente avait été longue depuis l’évocation du projet ; les travaux pharaoniques à mener sur l’ancien bâtiment classé de la Bourse de Commerce puis la crise sanitaire ont achevé de donner à l’aventure de ce nouveau lieu de culture contemporaine un suspens hitchcockien. C’est avec Ouverture que la Collection Pinault inaugure son troisième lieu d’exposition. Après le Palazzo Grazzi et les incroyables entrepôts de Punta della Dogana à Venise, François Pinault partage enfin dans son pays les trésors de son indescriptible collection. Sans tourner autour du pot, disons que cette nouvelle Bourse de Commerce revue par l’architecte Tadao Ando (sans oublier Lucie Niney, Thibault Marca, Ronan et Erwan Bouroullec et Pierre-Antoine Gatier des Monuments historiques) laisse sans voix, littéralement. Les oeuvres présentées pour cette ouverture proposent un parcours varié et s’accordent avec le titre de l’exposition par l’ouverture sur le monde qu’elles proposent et par le questionnement du visiteur sur l’ouverture d’esprit de son regard et au delà, sur l’ouverture d’esprit de l’histoire de l’art. Une promenade fluide (et si on conservait l’idée de jauge pour les visites de musées ?) , aérée, lumineuse, parsemée de très belles rencontres artistiques y compris, et c’est la belle réussite du projet de François Pinault, pour le néophyte (comme moi!) dans le domaine de la peinture et de l’Art Contemporain.

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L’Age d’Or de la Peinture Danoise

En ces temps comme qui dirait troublés, le Petit Palais propose, sous le commissariat de Servane Dargnies-de Vitry et Christophe Leribault, une exposition diffusant à plus d’un titre un efficace faisceau d’ondes positives. A travers un parcours passionnant donnant à voir nombre de tableaux surement inédits pour beaucoup de visiteurs car sortis de collections septentrionales (la plupart du Statens Museum for Kunst de Copenhague et du Nationalmuseum de Stockholm), cette évocation de l’Age d’Or de la peinture danoise montre comment dans une période politique particulièrement désastreuse (1801-1865), l’Art, la Science et plus globalement la Culture ont su développer un courant créatif particulièrement riche. La joie et, soyons fous, l’espoir jaillissent de partout au cours de cette visite qui devrait être prescrite par tout bon médecin pour lutter contre la morosité qui nous envahit tous. Et si notre salut psychique venait de la Scandinavie ?

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