Joyaux … Diabolo menthe, Redbull et Vodka glace !

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Credit Photo J Benhamou

Joyaux ! tout un programme en un seul mot, enluminé par Christian Lacroix en plus … sous les ors de Garnier pour ne rien gâcher … en période de révision de l’impôt sur la fortune on n’est pas loin de l’acte militant et protestataire … mais c’est aussi ça l’Opéra de Paris ! Et pourtant la compagnie a attendu l’an 2000 pour faire rentrer ce triple bill habilement déguisé au répertoire, l’oeuvre datant de 1967 … l’étrangeté de cet assortiment de pierres précieuses explique t’elle cette entrée tardive dans le fond de commerce parisien,  je ne sais pas mais en tout cas re-voila les trois pierres de Georges Balanchine : Emeraudes évoquant le style et l’élégance français (au fait qui a dit que le vert dans un théâtre c’était un peu comme un chat noir passant sous une échelle un vendredi 13?), Rubis tout teinté du jazz et de clinquant américain et Diamants rendant hommage au grand style classique russe. Nous voici donc parti tel des Philéas Fogg en collant pour notre tour du monde du saut de chat, de l’arabesque et du rond de jambe. Lire la suite « Joyaux … Diabolo menthe, Redbull et Vodka glace ! »

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François Alu Hors cadre … et hors sujet?

Hors Cadre (c) Julien Benhamou avec François Alu (8)

Mon Dieu donnez moi la force de résister à la volée de bois vert qui va me tomber dessus s’il advient, chose heureusement peu probable, que la nuée de balletomanes conquis d’avance (moi le premier) et ayant assiégé le charmant Théatre Antoine en ce jour béni de Terpsichore, comprenne mal le propos qui va suivre ! A la fin de l’été François Alu annonçait la création d’un spectacle qui le présenterait « Hors cadre » comprenez libéré de toute l’étiquette pesante et ampoulée de son port d’attache : le Ballet de l’Opéra de Paris. Pour re-situer le contexte, ce danseur au charisme et à l’énergie insolents (insolente pour ceux qui défendent l’écriture inclusive) enflamme les salles de l’Opéra à chacune de ses apparitions mais reste trop souvent, aux yeux des spectateurs interloqués, cantonné à des seconds rôles et ne voit jamais arriver de nomination stellaire. La faute à son caractère explosif et son esprit rebelle et fol parait-il … L’idée semblait donc être de bâtir avec son acolyte Samuel Murez et la compagnie 3ème étage, un spectacle dans un théâtre privé (restant quand même sur la ligne 8 reliant Garnier et Bastille) lui permettant de livrer sans contrainte sa personnalité à ses admirateurs. Que croyez vous qu’il arriva ? …  Lire la suite « François Alu Hors cadre … et hors sujet? »

ROMEO ET JULIETTE … l’avenir est à construire

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Le hasard fait parfois bien les choses : en programmant son Romeo et Juliette créé en 2009, Charles Jude, directeur du Ballet de l’Opéra de Bordeaux depuis plus de 20 ans n’imaginait sûrement pas que ce serait avec le plus personnel de ses ballets montés pour la compagnie que se terminerait son mandat passionné. Poliment conduit vers une retraite anticipée par une direction générale dont les intentions envers la danse semblent aussi franches qu’une accolade de Tartuffe, ses fonctions se sont en effet arrêtées lors de la première de cette belle série. Le hasard fait souvent bien les choses … cette série a permis de montrer comment après une période un peu bancale suite aux départs de certains piliers il y a quelques années, la compagnie sous l’impulsion de son directeur a su retrouver des solistes et un corps de ballet capables de défendre dignement son rang parmi les rares compagnies à pouvoir proposer ce genre de répertoire dans des productions de qualité.  Lire la suite « ROMEO ET JULIETTE … l’avenir est à construire »

La Sylphide (2) … de ceux dont le talent devrait être mieux récompensé

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Une Sylphide est morte qu’une autre la remplace déjà … et une toute nouvelle : pour Hannah O’ Neill c’est une prise de rôle, fugace qui plus est, car elle hérite du rôle titre pour la dernière représentation uniquement. Tout comme pour son partenaire Vincent Chaillet. « Comment? » vous dites vous .. « il est allé voir deux Sylphides en moins de 24h … Quelle drôle d’idée !! ». « Non point » vous répondrai-je ! faites en l’expérience et vous verrez que rien ne ressemble moins à un ballet que le même ballet dansé par un cast différent. Et cette version de La Sylphide en est une preuve édifiante. Si la veille, les interprètes mettaient l’accent sur la symbolique des personnages, cette nouvelle distribution prend le contre pied et livre une approche beaucoup plus concrète mais diablement efficace.  Lire la suite « La Sylphide (2) … de ceux dont le talent devrait être mieux récompensé »

La Sylphide … des étoiles montantes

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En parallèle de l’entrée au répertoire d’une nouvelle pièce contemporaine d’ATK, l’opéra de Paris propose une alternative classique avec la reprise de la Sylphide, ballet romantique emblématique du répertoire remonté à l’identique de la version de 1832 par Pierre Lacotte. Longtemps tombé dans l’oubli ce ballet ayant élevé « LA » Taglioni au rang d’icône, renait en effet dans les années 1970 et retrouve la place qui lui est dûe comme en témoigne les reprises régulières sur la scène du Palais Garnier. Construit sur le modèle très en vogue au milieu du XIX ème siècle (un acte concret dans le monde réel et un acte dit blanc dans un monde féerique ou surnaturel) la Sylphide de Pierre Lacotte réjouit toujours le balletomane avec ses effets spéciaux, ses créatures ailées et tout son exotisme, l’action se déroulant en … Ecosse !  Lire la suite « La Sylphide … des étoiles montantes »

Giselle … version cubaine

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@ Nancy Reyes

Le Ballet National de Cuba en tournée en Europe fait escale à la salle Pleyel, désormais salle « polyvalente » et modulable… et cette venue est un petit évènement pour le balletomane en manque de ballet classique. Au menu : un gala accumulant toutes les passages obligés de ce genre de programme (Corsaire, Cygne, Acteon et son fameux slip en peau de léopard, …), et deux ballets « intégral » : Giselle et Don Quichotte. N’ayant pas eu de Giselle cette année et m’apprêtant à voir au moins deux Don Quichotte (Paris Bordeaux … non a priori pas le Mans) la saison prochaine, l’appel du tulle vaporeux a été le plus fort et c’est donc vers la Willi que mon choix s’est porté en ce joyeux week end de juillet. Si foncièrement la chorégraphie d’Alicia Alonso qui a excellé dans ce rôle en tant que prima ballerina ne révolutionne pas la version traditionnelle de Corrali et Perrot, il faut cependant accepter pour apprécier cette production une vision très décalée de notre interprétation européenne  Lire la suite « Giselle … version cubaine »

Bertaud, Valastro, Bouché, Paul … le fantôme de l’Opéra

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Cette soirée « danseurs/chorégraphes » de feu l’Académie mort née chorégraphique, a fait planer pour diverses raisons le spectre de Benjamin Millepied sur le palais Garnier comme si la fameuse loge 5 du somptueux édifice avait ce soir encore était occupée par un ex- directeur finalement toujours bien présent dans l’esprit de ses ex- administrés. D’abord parce que depuis le Lac des Cygnes et malgré le bref interlude du Songe d’une nuit d’été la programmation enchaîne les soirées de balletS si chères au plus new yorkais des Directeurs de la danse français ensuite parce que les ambiances proposées ici sont souvent un patchwork de l’influence que ce dernier a su insuffler (à tort ou à raison je laisserai à chacun le soin de débattre en son âme et conscience) à la compagnie. Une évidence s’impose : les moyens donnés à cette Académie chorégraphique dont on ne sait finalement pas si le coaching prévu avec William Forsythe a été effectif , sont colossaux pour mettre en avant les velléités chorégraphiques de ces 4 membres du corps de ballet qui n’en sont bien sur pas à leur coup d’essai … 30 minutes chacun, effectif plus que conséquent et pluie d’étoiles plus impressionnante que lors de la traversée des Perséides et surtout que sur les distributions de la Sylphide à venir !! (ce qui pose quand même question sur l’emploi des étoiles actuelles !) Lire la suite « Bertaud, Valastro, Bouché, Paul … le fantôme de l’Opéra »