Grève du Ballet de l’Opéra de Bordeaux

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Ce jeudi 30 mars 2017, le Ballet de l’opéra de Bordeaux a choisi de ne pas assurer la représentation de la Première de Quatre Tendances, leur rendez vous annuel avec la danse « contemporaine » (s’il faut encore classer les types de danses) . Quatre talentueux chorégraphes, actuels et donc en pleine immersion avec le monde dans lequel nous vivons, et non pas sortis d’un musée poussiéreux comme on veut nous le faire croire quand on nous parle de ballet, ont fait travailler pendant de longues semaines ces artistes pour présenter 2 créations, une re-création et la reprise d’un ballet emblématique de ces dernières années. Et pourtant, pour défendre leurs contrats malmenés par une direction et une politique culturelle obtuses, ils ont choisi de renoncer ce soir à présenter le fruit de leur travail, de leur souffrance physique, de leur investissement émotionnel et personnel, d’une certaine forme d’abnégation de leur vie privée pour défendre leurs droits, leur carrière, leur place dans la vie culturelle française.

Ce soir , je ré-itère mon soutien

au Ballet de l’opéra de Bordeaux qui a tenu bon en annulant la première de Quatre tendances. Quand on imagine leur déception de ne pas présenter leur travail ce soir devant la presse qui devait être là notamment grâce à la création de Nicolas Le Riche (car il faut bien l’avouer sans accroche médiatique les critiques quittent bien peu souvent la capitale ayant quelque part aussi une responsabilité dans la maigre visibilité du ballet en France), on ne peut que mettre devant leur responsabilité des instances décisionnaires qui obligent des artistes à saborder leur travail et à se produire dans des conditions incompatibles avec leur métier (allez dire à un athlète que son sponsor le lâche juste au moment où il a sa compétition et vous verrez combien de médaille il vous ramène!).
Le Ballet de l’Opéra de Bordeaux (indépendamment de la place de la danse classique dans la vie culturelle française), est le poumon du Grand Théatre qui l’héberge, est le fleuron d’une ville qui n’est pas seulement dédiée à Bacchus, et constitue sûrement grâce au lien privilégié qu’il a su tisser avec un public fidèle, une manne économique pour l’Opéra de Bordeaux.
Le maltraiter est aller à l’encontre d’une vision multi facettes d’une ville qui doit défendre ses atouts culturels, à l’encontre d’un public qui veut voir sur scène ce genre de répertoire et paradoxalement à l’encontre de la logique financière d’une structure administrative qui comme bien souvent est tellement perchée qu’elle en perd son bon sens !
Certains diront que désormais n’importe quel blogger peut dire n’importe quoi, je l’assume haut et fort : les revendications des danseurs du Ballet de l’Opéra de Bordeaux sont justes tant sur le plan humain si l’on considère l’impact sur le plan de carrière de chacune des personnes concernées par ces contrats précaires que sur le plan culturel en mettant le doigt sur un problème national de politique culturelle. Elles doivent être entendues et débattues.
Rejoignez leur pétition, défendez les et parlez en autour de vous !
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