LUCIA DI LAMMERMOOR … trop beau n’est pas bel canto

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Enorme surprise au fil de ce Lucia Di Lammermoor, chef d’oeuvre bel cantiste de Donizetti tant la soirée qui se déroulait était la complète antithèse des comptes rendus précédemment distillés dans la presse lyrique. Bel canto … le programme de salle en précise pourtant les codes et les objectifs pour parler comme un manager de boutique H&M … en gros « le souci premier du bel canto n’était pas de maintenir à tout prix la plus belle qualité d’émission vocale » nous explique t’on .. en ce sens bel n’est pas ici à prendre au premier degré c’est pourtant sur la beauté du chant plus que sur son sens que semble s’être apesanti la deuxième distribution au cours de cette 420ème représentation à l’Opéra de Paris et 59ème dans la mise en scène désormais mythique d’Andrei Serban.

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Para-II-èles …mais convergents

Clairemarie Osta et Nicolas Le Riche
@ Xavier Francolon SIPA

Ceux qui s’attendaient à voir un remake de leurs exploits d’étoiles de l’Opéra de Paris en auront été pour leur compte car dans ce ballet Clairemarie Osta et Nicolas Le Riche proposent tout autre chose que des variations à la Noureev, Petit ou Mc Millan qui ont fait leurs heures de gloire. On a même presque du mal à parler de ballet en sortant de cette parenthèse profondément poétique que nous ont proposé ce couple à la scène comme à la ville et les 7 danseurs de leur atelier chorégraphique (LAAC). De manière subtile, plus sensitive que concrète , il est ici question de temps, d’espace, de liens, d’amour, de perte, de transmission, de filiation … dans une succession d’une dizaine de séquences posées sur la musique de Matthieu Chedid. Le climat que ses mélodies instaurent est surement pour beaucoup dans l’ambiance du spectacle qui fait un peu l’effet d’une boule de coton où l’on se sent bien, où l’on se plait à s’enfoncer  Lire la suite « Para-II-èles …mais convergents »

ARMIDE ou la rencontre imprévue

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C’est entre le Wiener Staatsoper et la Philarmonie de Paris que Marc Minkowski a choisi de faire une halte dans « son » auditorium pour étoffer « sa » saison lyrique d’une version de concert de la production viennoise d’Armide de Gluck. Si le génie musical du révolutionnaire chevalier Christoph Willibald est incontestable, ce genre d’oeuvre fleuve issue de la Jérusalem délivrée présentée en version de concert a , de prime abord, plutôt tendance à inciter à la prudence quant au choix d’acheter son billet … surtout quand les tarifs proposés sont aussi honteusement élevés (le prix d’une première catégorie pour une version de concert au prix d’un 16ème rang de parterre dans la prestigieuse salle viennoise pour la version mise en scène et le même spectacle à moitié prix dans la non moins attractive salle de la Philharmonie de Paris !) …il fallait qu’un cast de rêve vienne titiller ma libido lyrique pour que je me décide à franchir le pas et investir dans un second rang de second balcon virage sud qui me parût être un bon placement financier. C’était sans compter la dangerosité de l’accès à la place faisant de ce spot l’endroit rêvé pour qui veut se débarrasser avec classe et grande musique d’une belle mère envahissante ou d’un mari encombrant ! Par chance la salle étant loin d’être pleine, je pus descendre en rappel et rejoindre un parterre beaucoup plus sécure.

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