SPPF: This is so contemporary !!

 

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Blake Works (C) Ann Ray – ONP

 

 

C’est une soirée typique de l’ère Millepied, qui bien qu’ayant fui le navire signe la saison 2016-2017, avec laquelle le ballet de l’Opéra de Paris fait sa rentrée. Un quadruple bill, accumulation de re-sucées typiquement américaines à peine rangées de la saison passée (Peck et Forsythe) , une création de la très attendue en France Crystal Pite et une invitation à une performance de Tino Seghal. Lire la suite « SPPF: This is so contemporary !! »

Cie Marie Chouinard : 24 Préludes et c’est le Printemps

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24 Préludes : 

Les Préludes de Chopin, tout comme ses Nocturnes sont longtemps restés des pièces pour piano très agaçantes à mes oreilles et je les ai longtemps trouvés trop teintés de mièvrerie et d’un romantisme un peu désuet … et puis à les ré-écouter plus « vieux », à les re-découvrir grâce à Alexandre Tharaud, j’ai finalement réussi à les apprécier sans trop savoir expliquer pourquoi et même à y trouver un certain génie dans la capacité à exprimer sur une si courte durée un concentré d’émotion (un peu comme l’équivalent d’une bouchée en gastronomie!). Ces courtes pièces de quelques minutes explorent toute l’expressivité du piano en dosant les moments élégiaques et les moments virtuoses… ça vous permet de jauger un pianiste çà !! et grâce à la canadienne Marie Chouinard ça permet aussi de jauger une compagnie de danse contemporaine. Lire la suite « Cie Marie Chouinard : 24 Préludes et c’est le Printemps »

Cadences J2 : hésitations bipolaires

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Lorsque Johan Arfwedson identifia les cristaux de lithium au début du XIX siècle, il ne se douta surement  pas que l’équipe de programmation du festival Cadences en aurait besoin pour ré-équilibrer sa bi-polarité artistique particulièrement flagrante en cette seconde après midi de festival deux siècles plus tard !  (je blague, c’est bon la diversité!) Lorsque Stoll et Hoffman synthétisèrent pour la première fois le LSD au début du XX ème siècle, ils ne se doutèrent surement pas que ce puissant hallucinogène serait la source secrète d’inspiration du festival Cadences un siècle plus tard … Petit tour d’horizon de la pharmacopée psychotrope au Théatre de la Mer Lire la suite « Cadences J2 : hésitations bipolaires »

Cadences J1 : entre vertus cardinales et péchés capitaux

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Première après midi complète au sympathique Théâtre de la Mer, scène toujours aussi redoutable pour les compagnies : imaginez une scène nue, montée sur la plage avec pour fond le bassin d’Arcachon qui se déploie, ses voiliers, ses pinasses, ses mamies qui traversent le cadre en marchant dans l’eau fraiche pour retrouver leurs jambes de ballerines d’antan …pas simple de s’imposer, de capter le regard et de maintenir l’attention devant ce panorama somptueux … et quelqu’en soit le résultat bien audacieux qui s’y frotte !  Lire la suite « Cadences J1 : entre vertus cardinales et péchés capitaux »

Un Break à Mozart : furtif mais sublime abandon

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Le pari était osé : faire cohabiter 11 danseurs de hip hop de la compagnie Accrorap et 10 musiciens classiques de l’Orchestre des Champs Elysées alors en résidence au CCN La Rochelle. Et pour corser le tout Kader Attou, l’un des chantres français du style à choisi de s’imposer la musique de Mozart … et pas n’importe laquelle (car il faut bien avouer que chez l' »aimé des dieux  » on peut trouver des morceaux bien coulants de musique au kilomètre) … non ici, il s’agit de se frotter à Don Giovanni et au Requiem en format réduit pour orchestre à cordes (par Kuffner pour le premier et Lichtenthal pour les second). Entre les deux, le quintette à cordes K 515 et le quatuor K 421 venant détendre l’atmosphère de ces deux pièces majeures du répertoire mozartien. Lire la suite « Un Break à Mozart : furtif mais sublime abandon »

Les Voyages de Don Quichotte ou Les Moulins de la Frustration

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La montagne accouche d’un petit pois

L’idée très conceptuelle et se voulant très (trop?) fourre tout ne m’inspira guère quand je la découvris dans le programme dégraissé par des coupes budgétaires de la saison lyrique bordelaise. Il s’agissait de fêter l’anniversaire de Cervantes en prolongeant l’esprit festivalier de l’été  et de fédérer les « forces vives » de la maison (comprenez l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine, le Choeur et le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux), dans un évènement sortant des murs de l’Opéra (visibilité et ouverture au peuple oblige) tout en investissant les deux salles disponibles (l’Auditorium et le Grand Théâtre) et une fois n’est pas coutume de faire plaisir au nouveau directeur Marc Minkowski en faisant un clin d’oeil à sa passion pour les chevaux !! Lire la suite « Les Voyages de Don Quichotte ou Les Moulins de la Frustration »

Sleeping Beauty : il ne manquait plus qu’un carrosse et trois poneys sur scène

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Péplum à la cour de Versailles

Quand le tandem Petipa/Tchaikovski se lancent dans la création/composition du ballet cultissime La Belle au Bois Dormant, le chorégraphe avait dans l’idée de présenter sur la scène du Théâtre Marinskii le faste de la cour de Versailles et l’apparat de la France du Roi Soleil. Le russe Alexei Ratmanski lorsqu’il décide de reprendre ce même ballet pour les 75 ans de l’American Ballet Theater se lance dans la lourde tâche de proposer une version du chef d’oeuvre assez proche de la version originale en se basant sur le système de notation Stepanov reprenant grosso modo selon des codes a priori assez hermétiques les placements de chaque pas et de chaque personne sur scène. Lire la suite « Sleeping Beauty : il ne manquait plus qu’un carrosse et trois poneys sur scène »