Giselle 4 : mêmes causes, mêmes effets

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Plus de chaises que de musique … (jeu de mots douteux)

Cela faisait bien 6 ans que Giselle ballet emblématique de la compagnie ne faisait partie que des containers partant en tournée avec l’Opéra de Paris et n’était pas venue poser ses ailes sur la scène de Garnier et mon dernier (et seul d’ailleurs) visionnage « live » dans la grande boutique date de 2003/2004 avec … Martinez : Letestu dans les rôles principaux. Myriam Ould Braham, annoncée ce soir et que nous appellerons MOB comme les balletomanes connectés, dansait à l’époque le pas de deux des paysans avec Mallaury Gaudion. Pas étonnant donc que la scénographie m’ait paru nouvelle quelques 12 ans plus tard : la grandeur de la scène étant particulièrement impressionnante dans cet agencement de décor d’autant plus après avoir vu dans la même semaine le décor plus exigu de la production bordelaise. Mais la plus grande et désagréable surprise fut l’annonce de dernière minute que MOB, programmée en remplacement de Laetitia Pujol que j’attendais avec impatience était elle même remplacée par Amandine Albisson, l’étoile « noire » (jeu de mot relatif à sa nomination jugée abusive et politique par certains)  de la fin de l’ère Brigitte Lefevre, ancienne impératrice, pardon directrice du ballet, que j’attendais beaucoup moins voire pas du tout. Lire la suite « Giselle 4 : mêmes causes, mêmes effets »

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Giselle 3 (suite et fin): le pur cru bordelais

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crédit photo OdB …

Le troisième et dernier cast de cette série bordelaise faisait la part belle aux valeurs sûres et aux pépites émergentes de la compagnie.

Sara Renda débutait dans Giselle en tant qu’étoile et ce que l’on peut retenir c’est que ce début est prometteur. Sa vision du personnage est assez simple (mais comme expliqué dans les épisodes précédents nullement besoin de chercher midi à quatorze heures dans ce rôle où l’on attend de la vie dans l’acte 1 et de la mort dans l’acte 2). Il ressort de sa vision claire du rôle une musicalité clairement visible dans sa façon de danser renforcée par le plaisir que prend la jeune danseuse à être sur scène. Celui ci décuple la vitalité de son personnage et son côté fifille amoureuse peut être plus d’ailleurs de l’idée d’être amoureuse et courtisée que de son amoureux réellement car quelque part on sent bien dans ses hésitations qu’elle se demande si aller au bout du sentiment qui l’anime  en vaut vraiment la chandelle. Lire la suite « Giselle 3 (suite et fin): le pur cru bordelais »

Giselle 2 ou de l’importance de la légèreté

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Pour cette deuxième soirée placée sous le haut patronat de « Danses avec la plume » dont j’attends avec impatience le compte rendu, le ballet de Bordeaux invitait une étoile du ballet de Perm. Bien que compatriote d’Oksana Kucheruk et issue de la même école, donc de pure tradition russe et venant d’une compagnie dont je garde un souvenir assez poussiéreux, son interprétation contraste d’emblée avec celle de l’étoile locale relatée dans les épisodes précédents. Son entrée en scène annonce déjà une Giselle sautillante et pleine d’entrain, avec le caractère d’une fille de son âge, la bienséance nécessaire à une jeune paysanne soucieuse de l’image de sa famille et la naïveté amoureuse qui va avec. Pourquoi finalement aller chercher des interprétations compliquées et torturées à des personnages peuplant une intrigue d’une simplicité et d’une banalité sans nom ? Lire la suite « Giselle 2 ou de l’importance de la légèreté »

Giselle : les Willis ont l’aile lourde

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Hasard de la programmation ,

ce qui, pour certains, pourrait paraitre faire prendre le risque d’overdose de créatures aussi aériennes que mortifères, s’avère être pour moi une situation très interessante car je vais avoir la chance grâce aux calendriers de deux maisons de renom de m’enquiller 5 soirs de Giselle en moins de trois semaines dans des distributions différentes et dans les productions du Ballet de l’Opéra de Bordeaux dans un premier temps puis de celui de l’Opéra de Paris par la suite. Bordeaux ouvre le bal avec la reprise de la version de Charles Jude créée en 1997. Lire la suite « Giselle : les Willis ont l’aile lourde »

Joel Dicker est il un imposteur ?

 

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La lecture de son dernier roman m’avait un peu troublée car si je n’avais pas réussi à décrocher du Livre Des Baltimore, saga familiale pleine de rebondissements savamment distillés sortie à l’automne dernier (oct 2015), il me restait quand même en tête après avoir refermé ces presque 500 pages la sensation désagréable d’avoir été enfumé, roulé dans la farine et abusé par cet écrivain pourtant présenté comme talentueux par la critique et particulièrement télégénique et loquace quand il s’agit de parler de son livre. Lire la suite « Joel Dicker est il un imposteur ? »

The Turn of Screw : point d’orgue d’une ennuyeuse saison

 

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Coup de théâtre …

Qui aurait cru que la musique de Benjamin Britten et Mireille Delunsch seraient mon coup de coeur de la saison lyrique de l’Opéra de Bordeaux qui s’achève ces prochains jours ? L’un parce qu’il n’est absolument pas le prototype d’une musique agréable à mes oreilles, l’autre parce que je n’ai jamais eu de passion pour cette soprano au répertoire couvrant presque l’intégralité des styles de l’histoire de l’opéra (du baroque à cette oeuvre des années 50), fait assez rare pour être signalé, mais dont la voix ne m’a jamais séduit, bien loin de là, dans le grand répertoire. Je lui ai toujours reproché un feulement guttural tâchant son timbre d’une sensation de frottement de la voix que j’ai toujours trouvé très désagréable. Terminer une indigente saison en associant les deux aurait pu se transformer en un nouveau pensum propice à un départ anticipé à la faveur d’un judicieux entracte ! et bien non !!
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Les applaudissements ne se mangent pas … ce fut de toute façon soirée de diète !

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Retour médiatique ou retour de bâton ?

Maguy Marin, figure emblématique de la danse contemporaine en France n’avait pas été rappelée à l’Opéra de Paris depuis 1987 où, à la demande de Rudolf Noureev alors directeur, elle avait créée pour une brochette d’étoiles Leçons de Ténèbres sur une musique de François Couperin. Benjamin Millepied a décidé dès sa première saison de la faire revenir avec un ballet créé en 2002 dans le cadre de la Biennale de la Danse à Lyon. La presse a suivi cette idée avec des articles plus ou moins bien documentés comme celui parlant d’une jeune chorégraphe !! (oups) … le public beaucoup moins. Lire la suite « Les applaudissements ne se mangent pas … ce fut de toute façon soirée de diète ! »